dimanche 22 avril 2018

Sunny sunday mood ☀🌤

Hé ! Vous avez vu ?
Il y a plein de billets de lecture ces temps-ci sur ce blog !
Bon, j'ai un peu laissé de coté le Projet 52, mais je vais rattraper mon retard dans quelques temps.
En vrai, j'ai repris le boulot, tout doucement, de chez moi, en tentant de finir enfin un énorme texte qui est attendu depuis au moins 6 mois par l'éditeur...
Je suis très très très en retard et cela fait surtout plus de deux ans que cela traine.

 


J'ai relu la semaine dernière et cette semaine la première moitié rédigée pendant mon congé maternité et laissée en plan le 13 février à 23h17, avant de partir pour la maternité à 1h30...
Je me suis demandé comment j'allais pouvoir finir, ayant franchement l'impression que mes neurones étaient partis en accouchant et que je ne serais jamais capable de pouvoir faire aussi bien.
Et puis j'ai pris un pschitt de Fleurs de Bach, j'ai couché mon bébé, emmené ma fille à l'école, et c'est reparti.




Pour tout vous dire, je suis fascinée par l'insertion de mon tout petit dans ma vie.
Normalement, de septembre à janvier, j'aurais du avoir un allègement de service pour pouvoir finir ce texte.
Alors mon congé maladie, bah c'était un peu pareil.
Et puis il est arrivé, et puis j'y retourne et comme il dort bien dans son lit, je peux meme travailler.
Quel bébé merveilleux.
D'ailleurs, je le dis aussi ici si cela vous tente.




Bon, à part ça, je viens de m'apercevoir que mon clavier ne me fait plus les accents circonflexes, Facebook a décidé de m’empêcher de publier des liens, et les chocolats de Pâques ne m'ont pas loupé si vous voyez ce que je veux dire.
Mais il fait beau, le soleil brille, et j'ai décidé d'en profiter pour faire le plein de vitamine D, de chaleur et de quiétude.
On a sorti la méga cabane de jardin cette semaine et passé des heures au soleil à jouer à la dinette (et vider mes paniers de linge aussi...).




La semaine prochaine, il devrait y avoir un ou deux billets de lecture, peut-être sur Ma Reine et le dernier Commissaire Brunetti.
Et sur mon autre blog, le dimanche, je publie nos petits bonheurs de la semaine.
Pour se mettre dans un attitude positive, il n'y a pas mieux ! 

Je vous laisse, je retourne travailler 😅💪 (et ça m'énerve cette touche d'accent !).

Bonne semaine... 





vendredi 20 avril 2018

La jour d'avant de Sorj Chalandon 🎧📘 [Prix Audiolib]

J'ai "rencontré" Sorj Chalandon il y a quatre ans en lisant le Quatrième mur
Je l'ai retrouvé plus tard avec Profession du père
Si j'ai adoré le premier, le deuxième m'a franchement déplu. 
J'avais donc très envie de lire ce nouveau Chalandon mais je ne savais pas trop si cela allait me plaire. 

Michel a perdu son frère en 74, lors d'un coup de grisou dans la mine. 
Toute sa vie, il a attendu de faire justice pour son frère et les autres mineurs tués par la mine des Houllieres. 
Alors que sa femme vient de mourir, il décide d'accomplir enfin ce qui l'obsède depuis tant d'années... 

La première moitié du roman m'a vraiment beaucoup plu. 
L'évocation de la mine et des mineurs dans les années 1960-1970 est émouvante, réaliste et on ne peut s'empêcher d'être en empathie avec cette histoire. 
La catastrophe de décembre 1974 est racontée pudiquement mais on a vraiment l'impression d'avoir les familles des mineurs devant nous. 
En alternance, on assiste à la fin de la femme de Michel, une fin acceptée, prévue et organisée mais qui cause un vrai cataclysme dans sa vie. 

La suite m'a un peu moins plu avant de repartir de plus belle. 
Michel retourne dans la ville de ses origines, cherche les coupables, et puis les événements stagnent. 
Mais comme Chalandon est malin, il nous a réservé une énorme surprise, un retournement que je n'avais pas du tout vu venir. 
Le dernier quart du livre passe alors sans qu'on s'en aperçoive et on assiste aux événements qui sont racontés avec l'impatience de voir comment tout cela va finir. 
C'est vraiment réussi !

La version audio est parfaite. 
Stéphane Boucher lit ce roman sans ajouter de grands effets, et cela permet à l'histoire de conserver sa force sans l'alourdir. 
Il est aussi très fort pour changer de voix quand les personnages changent. 
On suit ainsi l'histoire sans effort et ce livre audio sera en bonne place dans mon classement ! 

En résumé, c'est donc un très bon roman, bien servi par la version audio. 
Si vous aimez Chalandon, si vous avez aimé Germinal, si vous voulez lire un bon roman, n'hésitez pas ! 








mercredi 18 avril 2018

Ces jours qui disparaissent de Timothé Le Boucher

C'est mercredi, c'est le jour de la BD.
J'en lis pas mal en ce moment, ce qui me permet de participer à la BD de la semaine un peu plus souvent que d'habitude.
Et aujourd'hui, j'avais envie de vous parler d'un gros volume de 200 pages qu'on a vu sur pas mal de blogs ces dernières semaines.
Il faut dire que les avis étaient enthousiastes et Price Minister l'avait mis dans sa sélection pour l'opération #1blog1BD
C'était donc très tentant de la demander pour participer, ce que j'ai fait (même si je suis un peu en retard pour publier ce billet).

Lubin est acrobate et légèrement lunaire. 
Il mène sa vie d'une façon un peu bohème, n'est pas très attentif pour tout ce qui concerne l'administration et à part l'acrobatie et les jeux vidéos, rien ne le passionne vraiment. 
Et puis c'est la chute. 
Un coup sur la tête. 
Le lendemain, Lubin ne se réveille pas, ou plutôt, un autre Lubin se réveille à sa place dans le même corps. 
Un jour sur deux, Lubin acrobate laisse la place à un Lubin sérieux, maniaque du ménage, qui gagne bien sa vie. 
Et petit à petit, Lubin se sent disparaitre... 

J'avais lu des avis parlant de surnaturel pour cet album, et j'avoue m'être attendue à autre chose.
Lubin souffre d'un dédoublement de personnalité qui n'est pas si surnaturel.
Les évènements racontés dans l'album permettent de rendre tout cela très vraisemblable, mais surtout de faire réfléchir le lecteur.
Que feriez-vous de vos journées si vous saviez qu'elles seront courtes ?
Lubin se réveille de moins en moins au fil de l'album et doit profiter au maximum des moments qu'il peut passer avec ses amis.
Mais eux vivent leur vie quand lui était absent.
Cela donne le vertige.

Les deux Lubin à l'opposé sont aussi un sujet de réflexion.
L'un d'entre eux est très sage, bien inséré dans la société, l'autre vit sans revenu fixe et est plutôt rêveur.
Le bonheur est peut-être au milieu, mais peut-être pas.

Le dessin est très classique, les pages sont découpés en cases avec des couleurs très franches.
On s'y fait rapidement, même si c'est un peu trop classique, justement.
L'expressivité des visages, par contre, est vraiment un bon point.

Cette lecture n'est pas un coup de coeur, mais elle suscite pas mal de questionnements et c'est déjà pas mal.
Si vous la croisez, laissez-vous tenter (et Mo ou Stephie ont des avis bien plus enthousiastes que moi)





Les BD sont chez Noukette aujourd'hui...






lundi 16 avril 2018

La désertion de Emmanuelle Lambert

Attirée par le résumé de ce roman, par la promesse d'un texte qui se transformerait en roman policier, je me suis lancée dans sa lecture confiante.
Un petit volume de 100 pages sur ma liseuse, une heure et demie de lecture annoncée, cela devait être un petit moment agréable. 
Et pourtant...

Eva pointe chaque jour les causes de décès de milliers de personnes décédées pour permettre la détection d'épidémies éventuelles. 
Son travail est rassurant, méthodique et semble lui convenir. 
Et pourtant, un matin, elle ne vient pas travailler et disparaît complètement en quelques heures. 
Qu'est-elle devenue ? Ou habite-t-elle ? Pourquoi a-t-elle choisi de tout quitter ainsi ? 

Avant d'ouvrir le livre, Eva m'intriguait. 
Disparaître totalement répond forcément à un problème dans la vie de la personne qui s'efface. 
Ou cette personne a été assassinée et là aussi, il y a souvent une raison. 
Et c'est là que le résumé accroche le lecteur. 
Il y a un énorme doute au début du roman et la première partie l'entretient sciemment.
On s'attend à suivre une enquête qui irait de découverte en découverte pour aboutir au fin mot de cette disparition.
Je vous rassure, on a bien l'explication de la disparition à la fin de cette histoire, mais ce n'est pas si mystérieux, et pas si tendu finalement.

Les quatre parties du roman se focalisent chacune sur un des personnages de l'histoire. 
Il y a le chef d'Eva, Franck, sa collègue et amie Marie-Claude, Paul un homme qu'elle voyait, et puis Eva elle-même.
Chacun raconte Eva, la façon dont il ou elle la voyait, et comment ils ont vécu sa disparition.
On voit que la vie de ces trois personnages a changé après le passage d'Eva qui ne laisse personne indifférent.

Le style est très particulier.
Au début du roman, pendant quelques pages, j'ai eu du mal à comprendre certains passages confus, qui s'enchainent mal.
L'auteure a voulu donner l'image d'un psychopathe avec le personnage de Franck, mais cela n'empêche pas qu'on comprenne ce qu'on lit.
Heureusement, les choses s'améliorent très vite, mais je me suis ensuite un peu ennuyé.
Les personnages sont tous malades psychologiquement.
Il y a l'obsédé du renseignement, la maniaque mal dans sa peau, le déprimé qui sort de l'asile et Eva, qui ne termine pas très bien.
J'ai une grosse envie de dire "Bon, et alors ?".
Emmanuelle Lambert a-t-elle voulu montrer qu'on a tous un problème dans notre société ? Qu'on est tous névrosé ? Que cela peut arriver à tout le monde ? Qu'il faut tendre la main à ceux qui sont dans un état psychologique tangent ? 
Peut-être rien de tout cela ou peut-être tout cela à la fois.

Mais je crois que mon avis mitigé est surtout dû à l'ennui qui m'a pris pendant le chapitre sur Paul.
Tant pis pour moi.

Si ce roman vous tente, il se lit vite et vous aurez peut-être un autre avis ;^)









vendredi 13 avril 2018

La tresse de Laetitia Colombani 🎧📘 [Prix Audiolib]

Voilà un joli petit roman !!

J'ai débuté la découverte de la sélection du prix Audiolib de cette année par deux lectures où je suis passée complètement à côté.
J'ai enchainé avec un livre que j'avais déjà lu, ce qui est forcément moins drôle, et voilà enfin une lecture que je pourrais qualifier de "jolie découverte".
J'avoue l'avoir lu aussi dans un contexte particulier.
Je me forçais un peu à en terminer deux autres dans d'autres formats et il est apparu comme une bulle d'oxygène à côté de ceux que j'avais du mal à finir. 

En Inde, Smita est une intouchable. 
Pour survivre, elle vide quotidiennement les latrines des notables du village, mais elle a décidé que sa fille irait à l'école pour qu'elle puisse avoir une autre vie. 
En Sicile, Giulia travaille dans la fabrique familiale où son père récupère et traite les cheveux des Siciliens avec ses ouvrières. 
Au Canada, Sarah est avocate et mène sa vie professionnelle d'une main de fer, au détriment de sa vie familiale... 

Lorsque j'ai ouvert ce roman, j'avais lu pas mal de billets assez contradictoires.
Il y a d'abord eu les enthousiastes, ceux qui étaient écrits par des lectrices qui avaient adoré, et puis il y a eu celles qui n'ont pas aimé, jugeant le roman trop "facile".
J'étais donc prévenue, il ne me restait qu'à me faire mon propre avis.
Et en effet, ce roman est peut-être un peu facile, on devine la fin très vite, MAIS ce sont aussi de belles histoires et c'est plutôt bien écrit.

Les trois histoires qui nous sont racontées se croisent dans les différents chapitres, et de temps en temps, des petits poèmes sont insérés, dévoilant la voix de la narratrice.
Ces textes courts offrent une respiration et un peu d'originalité à l'ensemble.
Les différentes histoires se tissent parfaitement dans un entrelacement désormais classique mais bien exécuté.
Il y a également beaucoup de thèmes abordés comme le poids de l'héritage, l'enfermement que la société peut imposer, le poids des décisions qu'on prend. 
J'ai beaucoup aimé l'histoire indienne, je ne sais pas trop pourquoi, sans doute parce que c'est Smita qui a la vie la plus difficile. 
Celle de Sarah est intéressante aussi mais j'avoue que l'histoire de cette working girl qui laisse sa vie privée de côté m'a moins séduite. 
Celle de Giulia en Sicile est touchante, il y a l'amour des livres aussi qui unit les corps (et puis je connais un peu ce coin de Sicile). 

La version audio est séduisante avec une alternance de trois voix féminines. 
L'auteure lit elle-même le récit de Sarah et les pages de la narratrice, Rebecca Marder lit l'histoire de Giulia et Estelle Vincent celle de Smita. 
Elles nous emportent et leurs voix sont assez différentes pour qu'on les distingue bien. 
Et puis 5h d'écoute, ça va tellement vite qu'on ne s'ennuie pas. 

En lisant ce livre, il ne faut sans doute pas attendre plus que ce qu'il donne, trois belles histoires qui se croisent joliment et donnent un peu à réfléchir.
Je vous le conseille en tout cas. 




mercredi 11 avril 2018

La loterie de Myles Hyman

Cette année, sur l'application de lecture de la SNCF, il était possible de lire chaque mois gratuitement une des BD sélectionnées pour le Prix du polar SNCF.
Cette excellente idée (à condition d'avoir un écran pour en profiter évidemment) m'a permis de lire deux BD du prix (je suis lente et je m'y suis mise tardivement).
Voici ma première lecture un peu... bizarre.

A Vermont, chaque fin d'été voit le retour de la loterie annuelle. 
On ne se souvient plus depuis combien d'années elle a lieu. 
Sans doute depuis la création du village. 
Il faut ressortir l'urne, la dépoussiérer, et cette année, on remplace les boules par des papiers. 
Celui qui tirera le papier noir sera désigné. 
Mais comment réagira-t-il ? Sur quelle famille cela va-t-il tomber ? 

Autant le dire tout de suite, j'ai moyennement apprécié ma lecture.
L'illustrateur Miles Hyman a choisi d'illustrer une nouvelle célèbre aux Etats-Unis écrite par sa grand-mère Shirley Jackson.
Le texte d'origine avait fait scandale lors de sa publication en 1948 dans le New-Yorker et on peut comprendre pourquoi tant il est brutal.
Mais cela correspond sans doute aussi à une culture particulière, à un climat et un mode de vie qui ne sont pas les nôtres.

Pour ma part, j'ai trouvé cette histoire un peu absurde.
Je n'ai pas compris son intérêt, j'avoue.
Souhaitait-elle dénoncer une tendance des petites communautés ? Voulait-elle mettre en garde ?
Elle ne s'est jamais exprimé sur la question, et sans doute avait-elle juste envie d'écrire ce texte.
Le long cahier explicatif à la fin de l'album est heureusement là pour éclairer un peu le contexte, sans quoi j'aurais encore moins compris.
Et puis j'ai du mal à faire le lien aussi avec le prix du Polar mais c'est une autre question.

Les illustrations, par contre, sont magnifiques.
Hyman a fait un travail superbe, en alternant les pages pleines et celles qui sont plus classiques.
On pense forcément à Hopper, le rythme est lent, les couleurs nous tombent dessus et écrasent à la manière des grosses chaleurs de fin d'été.

Rien que pour ces images, cette BD peut valoir le coup d'un feuilletage, mais n'attendez pas une histoire palpitante.






La BD de la semaine est chez Stephie aujourd'hui






lundi 9 avril 2018

La bibliothèque


Certains jours, elle repensait à cette fenêtre qui lui plaisait tant.
Elle chérissait ce souvenir comme un Doudou qui fait du bien. 
Quand le vent soufflait trop fort et bousculait tout dans sa vie, elle s'imaginait assise là au soleil avec un bon bouquin. 

Elle avait souvent profité de ce refuge quand elle était enfant. 
La fenêtre éclairait une petite pièce où s'entassaient les livres de la famille.
Elle y trouvait toujours quelque chose qui lui plaisait et correspondait à son humeur du moment. 
En y repensant, elle soupçonnait sa mère d'être derrière ces apparitions providentielles. 
Les livres changeaient de place, elle les trouvait devant ses yeux en entrant dans la pièce et en tendant la main, elle savait que cela allait lui plaire. 
Elle prenait ensuite un coussin et s'installait dans un coin avec vue sur le jardin. 
La grande fenêtre lui permettait de lire longtemps, et le calme de la pièce était parfait pour vivre mille aventures. 
Si elle levait les yeux, elle voyait le gros orme du jardin. 
Opaque en été, il laissait entrevoir les jardins alentours dès que l'automne le déshabillait. 
Elle pouvait alors voir son père dans le potager, ses frères qui chahutaient, sa mère qui veillait sur son petit monde. 
Son petit univers oscillait entre le calme et une cohue ingérable. 

Et puis elle avait grandit, quitté la maison. 
Ses parents s'occupaient moins du potager, l'orme avait été coupé mais la fenêtre était toujours là. 
Elle s'y rendait peu et ne s'installait plus comme autrefois sur le gros coussin. 
Elle se disait qu'un jour, peut-être, ce tout petit garçon au creux de son bras irait aussi chercher un peu de calme devant cette fenêtre. 
Il faudrait qu'elle trouve un gros coussin pour l'offrir à sa mère...



Pour la 300e de l'atelier d'écriture de Leiloona, je n'allais pas manquer ça !
Voilà donc un petit texte qui ne ressemble pas à ce que j'avais prévu au départ mais c'est toujours ainsi, ma plume suit son propre chemin 😊


D'autres textes chez Leiloona... 




dimanche 8 avril 2018

Sunday mood de rien du tout...

Mais où est passée cette semaine ?
Hier, je me suis rendu compte qu'on était déjà samedi et que je n'avais rien vu.
Certes, c'était une semaine plus courte, mais à force de courir pour tout, je ne vois rien.
J'ai même eu du mal à écrire un billet sur mon autre blog avec tout nos petits bonheurs de la semaine tellement je ne me souviens pas de l'avoir vécu.




Alors ce weekend, on a essayé de profiter du soleil tout timide qui commence à revenir.
Hier, on est allé se balader à Honfleur où nous n'étions pas allé depuis presque un an !
ça nous manquait, on adore cet endroit.
D'habitude, on va y faire notre marché le samedi matin.
Il va falloir qu'on recommence.
Et aujourd'hui, on a vite profité du soleil pour faire un tour dans le village.
On a pris un chemin que nous avions délaissé depuis plusieurs mois, et alors qu'on essayait d'éviter les mares de boues, ma fille s'est enfoncée jusqu'aux mollets dans le lisier...
On a bien ri (jusqu'à ce que je doive nettoyer chaussures et pantalons...).
Et en rentrant, il fallait bien essayer la crêpière toute neuve achetée hier !
Et hop, une tournée de crêpes bien épaisses, spécialité de monsieur.




Allez, je vous laisse, j'ai une énorme crêpe qui m'attend, un bouquin bof à finir et mon oreiller qui me réclame...
(et cette semaine, il y aura trois billets au moins !!!)







jeudi 5 avril 2018

Underground Railroad de Colson Whitehead 🎧📘 [Prix Audiolib]

Pour le prix Audiolib, j'ai eu l'occasion de relire Underground Railroad en version audio.
Cela ne m'arrive pas souvent, mais pour une fois, j'ai pu comparer les deux versions.
On s'imagine souvent les personnages avec un type de voix, de caractère, et la lecture audio donne autre chose, pas toujours conforme.
C'est une interprétation qui peut être éloignée de celle qui était la notre et décevoir le lecteur.

Ici, rien de tout cela.
Le livre est lu par Aïssa Maïga qui remplit son rôle à merveille, sans prendre le pas sur l'histoire.
Sa voix est douce et nous raconte l'histoire de Cora et de ses proches.
Le propos est dur, sans concession.
Comme je le disais dans mon billet sur le roman, l'auteur ne nous épargne rien et on découvre ce que l'esclavagisme nord américain recouvrait réellement.
Il n'y a ici aucun romantisme, les évènements s'enchainent et tombent sur les personnages comme une pluie de grêlons.

Mais ne fuyez pas pour autant.
L'histoire de Cora est exemplaire et à lire.
Le seul point que l'on peut reprocher à Colson Whitehead, c'est de décrire le chemin de fer clandestin qui permettait aux esclaves de s'échapper comme un vrai chemin de fer.
Cette modification de la réalité est un peu étonnante, même si cela donne un caractère concret à la chose (en gommant l'aspect difficile de ce parcours pour échapper à la plantation).

Et si ce roman vous tente, pourquoi ne pas l'écouter en format audio ?








lundi 2 avril 2018

Monday mood de Pâques 🍫🐰🐔🎁

Un lundi comme un dimanche, c'est toujours bon à prendre. 
Je ne travaille pas ces temps-ci mais c'est amusant comme un jour férié peut avoir un parfum différent. 
Aujourd'hui, on a pris le temps de vivre. 
On est resté en pyjama, on a fait de la pâte à modeler, joué aux Playmobil et fait une deuxième chasse aux œufs ! 




Et oui ! Nous on est comme ça. 
On se demande toujours si la chasse aux œufs doit se faire le dimanche ou le lundi de Pâques. 
Du coup, on en fait parfois deux et ma fille adore.
Elle attend la "chasse aux œufs" avec impatience depuis deux ans, alors c'est toujours un grand moment. 
Et toute l'après-midi elle a regardé par les fenêtres en me disant qu'elle voyait des œufs dans le jardin...




Et puis cette année, on a limité le chocolat encore plus que d'habitude. 
J'avais acheté plein de petites surprises dans des œufs. 
Evidemment, c'est du plastique, c'est du made in China pas très écolo friendly mais ma demoiselle joue beaucoup avec ce genre de bidule qui dure généralement longtemps. 
Et c'est toujours mieux pour ses dents.



Et sinon, vous avez dû le remarquer, j'ai un peu du mal à trouver du temps pour écrire des billets. 
Je vais m'y remettre, j'ai plein de livres qui attendent que je vous dise ce que j'en ai pensé mais le temps file ma bonne dame et ce n'est pas simple de le retenir. 
J'ai terminé Quand sort la recluse cette semaine et c'était drôlement bien. 
J'ai commencé Le jour d'avant et j'ai beaucoup aimé la première moitié. 
Par contre, je m'ennuie ferme dans Les cahiers d'Esther.  
On ne peut pas tout aimer. 




Allez, je vous laisse, je regarde Le Chalet et même si c'est un peu longuet, ça se laisse regarder en faisant autre chose. 

Bonne semaine ! 






samedi 31 mars 2018

Mars à petits pas...

La neige ! Encore ! / Bon, tu ne vas plus accoucher là, on peut profiter de la neige ? / Une jolie lecture pour le prix Audiolib, enfin ! (même si tout le monde n'est pas d'accord) / Ma petite marmotte, ma petite bouillotte / Eh bah aujourd'hui, pour manger, on va boire du jus d'orange et pas de l'eau ! C'est pas une blague ! (bien tenté ma Suzanne 😂) / crocheter, cricoter, coudre / Mais tout ce que tu cricotes c'est pour mon frère. Tu cricotes plus pour moi / Pourquoi ça tête tout le temps un bébé ? (Ou celle qui veut retrouver les bras de sa maman) / Celle qui ne savait pas trop si elle avait envie de retourner à l'école / Libérée, délivrée, viveee la rentrééééée / Lire des bd à vitesse d'escargot / Papa tu vas serpiller  ? / Celui qui n'avait pas compris que la sieste, c'est à 13h30, pas 15h30 (trop tard, il faut aller chercher la grande) / La futur petite salle de bains qui avance bien / Les courses des travaux : un receveur, une porte, un lavabo, un robinet... / Attendre 50 minutes une boîte de dalles PVC chez Leroy Merlin ! / chercher des couches à la bonne taille pour des petites fesses / Ceux qui invitent à déjeuner et qui décident finalement de venir chez nous pour manger (dans une maison pas nettoyée à fond depuis 10 mois et en travaux...) / Mode "Grand ménage d'urgence" enclenché / le retour de Konmari / 750g en un mois, bravo mon tout petit / murs, poutres, étagères, placards dépoussiérés, sols du rez-de-chaussée nettoyé, ça ira bien pour cette fois / Des envies de nouveaux meubles, de déplacer des choses et d'en supprimer d'autres / Les petits pyjamas en 0 et 1 mois qui partent dans le carton de don (on ne peut pas tout garder mais c'est tentant quand même et ma maman avait gardé deux pyjamas et c'est chouette de les avoir... Je crois que je vais faire pareil 🙈) / Placard de ma demoiselle trié ! Les jolies robes retrouvées et les trop petites robes qui deviennent des tuniques / Elle a dit IRM et mes yeux ont piqué / Croiser ce vieux pote qui n'a pas changé en 20 ans avec son perfecto et moi avec mes deux enfants et mes cernes sous les yeux / Une visite à la librairie, la première depuis au moins un an ! / Se tromper d'heure et prendre (trop) son temps sur le marché / Les yeux qui brillent devant les cadeaux / La belle poupée / Retrouver ce roman en version audio avec grand plaisir / Arrêtez vos chamaillaisons ! / Elle tousse, il tousse, nous toussons / Le premier double rendez-vous chez la pédiatre / Oublier son gâteau d'anniversaire... rater la tarte au citron... / La bosse bleue sur le front / La fin de mois trop pourrie













D'autres mois de mars chez Moka... 


dimanche 25 mars 2018

Sunday mood d'anniversaire 🎂🎁🎉

Demain, ma minette, mon amourette, ma doucette, ma première née, mon bébé d'amour ("je suis ton bébé d'amour, pas ton bébé"), ma demoiselle aura 4 ANS !!!
J'ai envie d'écrire que je n'ai pas vu passer ces 4 années, mais cela ne serait pas vrai.
Elles ont été bien remplies.
On a tenté d'y mettre de beaux souvenirs, de belles journées et des bons moments.
Ce n'est pas toujours simple et c'est souvent ma grande saucisse qui prend pour les autres, mais elle pardonne toujours et ne m'en tient pas trop rigueur.



Pour fêter ça, on avait programmé un déjeuner la semaine dernière, un aujourd'hui avec une autre partie de la famille et il y aura le repas de Pâques la semaine prochaine (mais pas chez nous, ouf).
Mais demain, ce sera entre nous, rien que nous quatre.
Je vais préparer un gâteau au chocolat ("avec des pépites de chocolat toutes rondes"), je vais aller acheter des mini-nems de chez Picard (son plat préféré) et je lui préparerai un déjeuner de princesse avec les derniers cadeaux qui l'attendent dans le grenier.
Aujourd'hui, il y a déjà eu une livraison de cadeaux avec une belle poupée qui a tout de suite été adoptée et baptisée Châtaigne.
Il y a eu aussi un appareil photo ROSE !
Et demain, il y aura un phare Sylvanian qui va forcément beaucoup lui plaire aussi.




Mais ce soir, je souffle et je prends mon temps.
Depuis deux semaines, j'ai entamé un grand nettoyage de printemps de ma maison avec un nouveau tri façon Konmari.
C'est long, fatigant, même si je vois ma maison s'organiser et se ranger au fil des jours (enfin, quand je range des placards, la visibilité est quasi nulle une fois le rangement terminé !).
Evidemment, si je dormais la nuit comme d'habitude, ce serait plus facile et plus rapide, mais un petit garçon tout potelé m'en empêche, alors on fait comme on peut.
Et on prend le temps.
Hier, on est allé à la mer prendre l'air.
Un tour dans les magasins avec mes deux petits, un grand tour à la librairie (au moins un an que je n'y étais pas allé) et une bonne marche nous ont fait du bien.
Dans les prochains jours, je voudrais aussi arriver à aller au musée avec ma fille, mais je vous en reparlerai si j'y arrive.
Et pour le reste, pas de programme.
J'envisage de passer la semaine dans le calme, les pages d'un bon bouquin et de la laine sur mon crochet.



Il faut bien profiter des jolies journées quand on peut en avoir...

Bonne semaine !!


(Iiiiii !!! LE nouvel album de Feu Chatterton est sorti !!)






vendredi 23 mars 2018

Porto en quelques mots...

Un pasteis de nata par jour (au moins) 
Une toux persistante 
Deux bleus, une bosse 
Visiter tous les toboggans de Porto
Un ciel bleu, limpide tout le séjour, sans un nuage




Le décalage horaire d'une heure, c'est bizarre
Couchés tôt le 31 décembre, levés tôt le 1er janvier et découvrir Porto vide sous le soleil qui se lève
Monter des marches, descendre des marches
Monter des rues, descendre des rues, monter des rues, descendre des rues...
Sur le grand pont, j'ai eu envie de traverser et puis j'ai regardé mes pieds, j'ai vu le vide dans les trous du tablier et j'ai traversé à la vitesse de l'éclair
Mais il a fallut retraverser pour rentrer




La mer, c'est toujours beau
Les rochers, le sable, les petits, tout petits galets et les baigneurs du 1er janvier 
13 kilos sur le dos à Porto = 1kg sur le dos à Katmandou 
Ma fille a des plaisirs simples : prendre le bus pour aller à la mer 
On a attendu le tram, il n'est jamais venu 




Des azuléjos bleus, blancs, jaunes, verts, marrons, rouges...
Des églises, encore des églises, une dernière petite église
Des façades vides où il ne reste que la façade
Un joli marché 




Un appartement kitsch mais beau et surtout très bien situé 
Le souplex c'est pas pour nous, même si ça peut être sympa. 
Le take away dans les restos, c'est chouette ! 
Du pain sans sel 
Un peu de bacalao 
Des croissants tout sucrés 
Des souvenirs en chêne liége, des coqs, des magnets azulejos, des cartes postales en chêne Liège




Arriver enfin à ne plus dire gracias mais obrigado 
Je ne comprends vraiment rien dans ce pays ! Le portugais m'est totalement inconnu ! Je suis toute perdue
Faire peu de photos mais ouvrir grand les yeux
Le matin, il fait frisquet quand même 

Et garder ce voyage dans un petit coin pour les jours de moins bien...




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